22e édition: du 10 avril au 4 juin 2011

Semaine 4 :

Le collège du 18 mai

 

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Mai

Réunissons nos forces

Centrales syndicales et syndicats affiliés, il est temps d’être ensemble et de nous mobiliser. Le gouvernement Harper se prépare à privatiser nos entreprises d’État pour ainsi enrichir ses riches petits amis du privé. Depuis sa venue au pouvoir l’écart de salaire entre les riches et la classe moyenne n’a jamais été aussi grand. Nous vivons en pleine inégalité sociale. Nous devons garder nos entreprises comme Poste–Canada, Radio–Canada et Via–Rail publiques. Si une privatisation devait survenir

  • le prix pour les services postaux serait à la hausse. (regardez le système privé postal de la Suède)
  • nos riches actionnaires contrôleraient le système de l’information. (regardez Quebecor)
  • nos riches actionnaires s’en mettraient plein les poches au détriment du citoyen (regardez l’essence avec Petro–Canada)

Nous devons également renationaliser Air Canada. Cette compagnie de transport était rentable et sécuritaire dans un système public. Nos dirigeants actionnaires du privé l’ont détruite en siphonnant tous ses actifs. Le prochain pas sera de sacrifier la sécurité de nos concitoyens. El Salvador, Costa–Rica seront les prochains pays qui s’occuperont de la maintenance de vos avions. Leur raison sera d’avoir encore plus d’argent dans leur poche au profit de vos vies.

C’est assez.

Attache ta tuque Harper on s’en vient.

Jean


L'implication syndicale

L'implication syndicale est une très belle chose en soi, c'est un grand don de soi qui est bénéfique pour chaque être humain, autant pour celui qui donne, que celui qui reçoit. Malheureusement il y a deux côtés à vouloir s'impliquer, un bon et un mauvais.

Le bon côté de vouloir s'impliquer tant au travail, dans son unité de base, que de faire partie d'un comité syndical, c'est d'avoir la chance de recevoir des formations, d'échanger avec d'autres syndiqués, de pouvoir aider les gens dans le besoin, faire respecter sa convention collective, ces ententes locales, d'avoir la force et les ressources pour se battre pour nos convictions. Mais il y a le côté sombre de ce vouloir. C'est la vision des membres qui n'est pas toujours juste ou plutôt mal dirigée. Votre absence est perçue par un manque d'intérêt à leur égard. Vos bons coups sont souvent non dits ou peu soulignés et les mauvais, souvent mal cités.

Je trouve dommage que les membres ne voient pas tous les efforts derrière ce beau travail.

Mais heureusement qu'il y a toujours deux côtés à une médaille.

Ève Way

 

 


I had a dream!! (J'ai fait un rêve)

Vous vous souvenez de cette magnifique phrase de Martin Luther King?

Moi je me souviens de l'avoir entendue il y a fort longtemps.

Et bien moi aussi j'ai fait un rêve. Un rêve qui me portait dans 10 ans, un peu avant mes 55 ans, je me préparais à ma retraite et un problème est arrivé! Je ne pouvais pas partir car le gouvernement mondial venait de décréter que l'âge de retraite minimumserait maintenant de 60 ans, sauf pour les cadres qui gagnaient plus de 500 000 $ ou plus par année…

Juste pour vous dire que dans mon rêve, j'étais prêt à foutre le bordel dans ce foutu gouvernement mondial!!

Dans mon rêve ce gouvernement était corrompu et toute décision était prise en fonction des grandes corporations. Mon subconscient devait sûrement me passer quelque message sur la visite de M. Valaskakis. En me levant après ce rêve, je me sentais vraiment bizarre. En premier lieu j'étais vraiment fâché, mais j'étais surtout inquiet.

Après tout, comment peut-on devenir membre d'un gouvernement mondial, et surtout, comment devient-on président de la terre??? Si on regarde froidement les choses, seulement une personne qui a des connexions très fortes avec les banquiers et les grandes corporations pourrait parvenir à se faire élire à un tel poste. Imaginez les coûts faramineux d'une campagne électorale mondiale!

Et si on utilisait un autre principe pour l'élection. On demande aux leaders des pays du monde libre de se choisir un leader parmi eux. Encore là, on ne devient pas si reconnu par ses pairs sans avoir quelque part tiré des ficelles. Et pour tirer des ficelles, il faut de l'argent. Et tu ne trouves pas cet argent dans les arbres. Les leaders finissent tous par devoir quelque chose à quelqu'un.

Tout ceci pour dire que pour moi un gouvernement mondial est mettre à la disposition des gens de la droite un outil plus dangereux que 10 000 ogives nucléaires. Ceci dit, je ne parle pas de laisser les choses aller sans rien faire. La dernière crise financière nous prouve bien qu'il faut faire des règlements mondiaux sur la gestion des banques. Mais le concept à comprendre ici est relativement simple. Il faut de la RÉGLEMENTATION mondiale, mais pas de GOUVERNEMENT mondial.

Et pour moi nos directions de syndicats se doivent de tout faire pour prévenir la venue d'un gouvernement mondial.

Et surtout, je veux prendre ma retraite à 55 ans!!

Pierre

 

 

Stratégies face au capitalisme et stratégies syndicales face à la mondialisation