22e édition: du 10 avril au 4 juin 2011

Semaine 4 :

Le collège du 17 mai

 

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Mai

Sommes-nous prêts à les accueillir?

Aujourd'hui, je me rends avec trois de mes confrères du Collège à un dîner organisé par la FTQ. Destination, Centre génération emplois. Nous allons rencontrer différentes communautés culturelles, un organisme qui aide à la préparation et à l’intégration en emploi des communautés ethnoculturelles.

À notre arrivée, visite des lieux avec Suzana et Sid. Surpris, tout le monde que je rencontre parle le français (préjugé). Mais on sent déjà que le dîner va être rempli d’émotions. On nous amène dans une grande salle. Une douzaine de personnes nous attend. On s’assoit et puis grand tour de table. Tout le monde se présente. Essen, Paula, Margarita, Judite, Sylvia, Louis Marina, Béber, Billy, Sara, Marianne, et j’en passe. Plusieurs ont été professionnels dans leur pays. Tous sans exception, ont plus que mon secondaire cinq. Bac, Maîtrise, Doctorat, dans leur domaine et leur pays….

Mais pourquoi sont-ils tous ici au tour de la table, en pleine semaine? Parce que les études faites dans leurs pays ne sont tout simplement pas reconnues ici. Par conséquence, dans leurs domaines, il n’y a pas d’emploi pour eux ici. Pour remédier à la situation, en premier lieu, ils doivent recommence leurs études. Quelques test d’équivalence existent, mais bon. En plus, faut savoir le français, oral et écrit. OK. Encore là, si ton français est correct, il faut savoir parler l’anglais et l’écrire aussi. On est dans un pays bilingue. Ha oui, faut pas oublier l’expérience de travail québécoise. Mais faut avoir un travail pour avoir cette expérience. Mais faut que nos études soient reconnues si on veut travailler. Sinon c’est la petite job au salaire minimum. Si je ne gagne pas assez d’argent, il faut travailler plus. Si je travaille plus, je n’ai pas beaucoup de temps pour aller à l’école. Si je n’ai pas travaillé, je n’ai pas le droit à la subvention d’assurance chômage pour les études. Et ainsi de suite……. Et si tes études sont reconnues par le ministère, Faut passer au travers de tous les ordres de spécialistes possibles, repasser des tests et encore, se trouver un stage, etc.

La plupart des personnes que j’ai rencontrées sont en train de refaire leurs études ici. Elles travaillent dans des emplois au salaire minimum. Le soir, elles suivent des cours de français ou d’anglais. Souvent, elles ont pensé retourner chez eux parce que pour elles c’est difficile. Mais la plupart ont trop investi d’argent et d’efforts pour retourner. Elles ne veulent pas passer pour des personnes qui n’ont pas réussi. Elles ont leur fierté. Malgré tout ça, la principale raison pourquoi elles veulent rester ici :

Elles sont bien au Québec.

Yvon


 

 

 

Retour sur les visites du lundi 16 mai - Vivre dans une société multiethnique et l'environnement menacé