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Bonjour,
À la FTQ depuis presque 25 ans, je n'étais pas
prédestinée à travailler dans le mouvement syndical. Quand j'étais
jeune, j'aimais étudier et je voulais faire un doctorat. J'ai étudié,
mais j'ai décroché du doctorat avant la fin.
À 28 ans, j'avais envie de faire autre chose
que d'étudier. Je me demandais ce que je pourrais faire avec mes
diplômes. Il me semblait que je ne savais pas faire grand-chose
et ça m'inquiétait un peu.
Par une suite de circonstances peu communes,
à la fin de 1981, j'ai eu la chance de faire un petit contrat d'une
semaine pour la FTQ : il s'agissait d'écrire un texte pour justifier
le besoin d'un centre de formation professionnelle dans l'aérospatiale.
On a sans doute été content de moi puisqu'on m'a demandé de travailler
à un colloque dès janvier 1982. Il faut dire que Mona-Josée Gagnon
qui est devenue une collègue par la suite, était en congé d'étude
et qu'il manquait du monde au Service de la recherche!
Avec Jean-Guy Frenette, le directeur du service
à l'époque, j'ai donc fait mes premières armes à la FTQ. J'ai eu
la piqûre! Quel travail passionnant! Imaginez-vous que je pouvais
faire quelque chose d'utile! Je n'étais que temporaire. J'ai eu
la permanence le 1er octobre 1984 et j'y suis encore bien que j'aie
fait un séjour de cinq ans et demi à l'Université du Québec à Montréal
de 1992 à 1997. À mon retour, j’ai été de nouveau à la recherche
jusqu'en 1999 au moment où on m'a confié la réalisation du Collège.
Le Collège, le plus beau défi de ma vie jusqu'à
maintenant! Et le plaisir sans cesse renouvelé de rencontrer ceux
et celles qui font notre mouvement syndical!
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